Ai-je Fait du Bien?

This is my “farewell” talk that I gave on February 9 in the Québec Branch.

Hier était mon anniversaire. J’ai soixante ans. En tant que personne âgé, je pense de plus en plus au but de la vie. Et de plus en plus j’entends les paroles d’un cantique dans ma tête. En anglais, il est intitulé “Have I Done Any Good?” Il a été traduit dans 40 langues différentes, mais je ne pense pas en français. Vous ne connaissez pas peut-être cet cantique, mais ne vous inquiétez pas, je l’ai traduit pour vous.

Et non, Rémi, je ne vais pas le chanter.

Le premier verset est ainsi:

Ai-je fait du bien dans ce monde aujourd’hui ?

Ai-je bien assisté mon prochain?

Ai-je rendu joyeux, un ami malheureux?

Sinon, j’ai vécu en vain.

Un fardeau ai-je allégé aujourd’hui

Par mon désir de partager ?

Et quand dans la détresse s’est trouvé autrui

Ai-je été là prêt à l’aider?

Ce cantique fait référence au deuxième grand commandement: d’aimer notre prochain comme nous-même. Ce commandement nous oblige à entrer en relation très personnelle avec les gens autour de nous. En bref, nous sommes ici sur cette terre pour nous lier avec les autres.

Au cours de notre mission, nous avons établi des liens avec beaucoup de personnes ici. La présidence de district nous a spécifiquement demandé de travailler avec les jeunes adultes seuls, et cela a été une expérience merveilleux.

Il y a environ sept semaines lors d’une soirée familiale avec les jeunes adultes seuls, Lindsay a invité tous les JAS à écrire une note aimable à un autre JAS et à leur dire ce qu’ils signifiaient pour eux.

Je ne l’ai pas fait. Comment pourrais-je? Comment pourrais-je choisir une seule personne? Lindsay, si tu me permets, cet discours est ma petite note, pour tous les JAS, et j’espère qu’il y a quelque chose ici pour tout le monde qui est ici aujourd’hui.

Merci pour toutes les fois où nous avons prié ensemble. Merci pour toutes les fois où nous avons ressenti le Saint-Esprit ensemble. Merci pour tous les moments où nous avons ri ensemble, et même pour tous les moments où nous avons pleuré ensemble. Merci d’avoir supporté mon mauvais français. Merci pour toutes les fois où nous sommes restés dans notre appartement et avons mangé du pain et bu de jus de pommes. Merci de m’avoir permis—enfin—de gagner un jeu de sept sur la ligne. Merci de nous permettre, Sœur Bates et moi, de vous adopter dans notre famille. Et, merci de nous avoir adopter dans votre famille.

J’admire vos talents. Je n’ai jamais vu quelqu’un joue à Mario Kart comme Matthieu. Je suis toujours impressionné par la capacité de Manny à sculpter une “check engine” light dans une citrouille. Et le finale du notre jeu de popcorn aurait dû être un SportsCenter Top 10 highlight.

J’admire votre foi. J’admire votre diligence. J’admire votre ténacité. Enfin, j’admire le fait que vous n’abandonnez jamais.

Vous êtes tous awesome, and je vous aime tous, plus que vous ne pouvez savoir.

Vous vous souvenez peut-être que l’été dernier, j’ai donné une discours sur les superhéros et les super pouvoirs. Je me suis concentré sur la découverte de vos propre super pouvoirs et essayer de vous aider à voir votre valeur, à quel point vous êtes incroyable. J’ai su que parfois vous pensiez que vous n’aviez pas de super pouvoirs. Que parfois vous étiez déprimé. Parfois, on avait l’impression que rien ne se passait bien. Certains d’entre vous étaient assis à notre table de cuisine, le février passé. Il a été l’une des premieres soirées familiales chez nous. L’un après l’autre ont exprimé comment vous n’aviez pas trouvé la paix dans votre vie, malgré votre baptême. Cette nuit-là, après votre départ, je me suis sentie un échec. Ce soir-là, j’ai eu l’impression que c’était la fin d’une expérience qui avait mal tourné. Je n’avais pas réalisé que ce n’était que le début de quelque chose de merveilleux.

Vous avez fait beaucoup de chemin depuis. Il y a quelques semaines, un ami de l’église est venu à notre soirée familiale. Soeur Bates et moi l’avons ramené chez lui après. Il nous a dit combien il aimait la façon dont vous tous souteniez les uns les autres, et fait que tout le monde se sente aimé et bienvenue.

À moi, cela démontre que vous avez trouvé la paix — pas la paix comme le monde donne, mais la paix promise par Jésus-Christ.

Cette conversation aussi m’a rappelé une chanson. Il y a un groupe appelé The Script qui a écrit une chanson appelée “Run Through Walls.” Je veux citer les paroles. Elles ne se traduisent pas vraiment bien en français, alors je vais les lire en anglais.

Et non, Rémi, je ne vais même pas le chanter.

With no visible superpowers
Sitting in the kitchen and talking for hours
You always show up at the perfect time
There’s no one born with X-Ray eyes
There’s no way to know what’s on my mind
But you always say the words that save my life

You may not be superhuman
But you’ve got the strength to carry me through it
My shield of steel when I’m too weak to fight

You’re always happy for my happiness
And sad for my sadness

I’ve got friends that will run through walls
I’ve got friends that will fly once called

And I’ve got friends that don’t text, they call

When I’ve nowhere left to go
And I need my heroes
I’ve got friends that will run through walls

Donc, mon JAS extraordinaire. Vous n’avez pas le X-ray vision, mais vous pouvez, si vous faites attention à ceux qui vous entourent, sachez ce qu’ils ont en tête et ce qui les trouble.

Vous ne pouvez pas soulever une voiture, mais vous pouvez soulever vos amis. Comme Ross nous a montré pendant notre nuit de talents.

Vous ne pouvez pas voler, mais vous pouvez vous précipiter pour sauver quelqu’un.

Vous ne pouvez pas arrêter le temps, mais il semble que le temps s’arrête un instant lorsque vous donnez un câlin à un ami qui a du mal et que vous pleurez ensemble.

Vous ne pouvez pas devenir invisible, mais pour être vraiment un ami, vous devez être visible de toute façon.

Aujourd’hui je vous invite de continuer à tourner vers l’extérieur. Pensez moins à vos problèmes et plus à la façon dont vous pouvez aider ceux qui vous entourent. Soyez cet ami. L’ami qui est là quand quelqu’un en a besoin. Parfois, ne pas envoyer un texto, appeler. Run through a wall, si c’est necessaire. Restez sur le chemin des alliances et aider vos amis d’y rester aussi. Et n’abandonnez jamais votre foi.

Plus vous faites pour les autres, plus vous oublierez de vous-même et vous verrez que vos problèmes seront moins importants. Christ a dit que son joug était facile et son fardeau léger, et je pense que c’est ce qu’il parlait.

Maintenant qu’il est temps pour nous de partir, je me sens un peu comme Ruth dans la Bible quand elle a dit:

Ne me presse pas de te laisser, de partir loin de toi ! Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu.

Vous êtes mon peuple. Votre Dieu est mon Dieu. Mais malheureusement, il est temps pour nous de “partir loin de vous.”

Merci à tous pour l’amour que vous nous avez montré. Nous partons, sachant que nous avons une famille ici à Québec, une famille qui nous aimons beaucoup. J’espère que nos chemins se croiseront un jour. Je sais que le travail que vous tous faites ici à Québec est l’œuvre de notre Sauveur.

Et je vous laisse ces choses en Son nom, amen.

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